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J'ai fini par comprendre

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Sitôt l'entrée du BFM, une oeuvre peut dérouter: disposés en losange, des écrans, au nombre d'une cinquantaine. Des vidéos virevoltantes semblent rendre compte de l'état de la planète. Longtemps je me suis dit que cette oeuvre contemporaine, pure foutaise, n'avait pour mérite que de donner la migraine à qui la fixait plus de dix secondes: dans une large redondance, les scènes les plus diverses se bousculent les unes les autres, avant mêne qu'on ait eu le temps de bien les percevoir: ici des migrants, là des affamés ou des politiques à leurs péroraisons.
A bien y réfléchir je cris avoir compris le sens de l'oeuvre: ce tourbillon, qui nous malmène, c'est exactement celui de l'information, du bombardement de nouvelles tragiques auquel nous sommes soumis, qui nous oblige à passer du coq à l'âne, si vite que le temps ne nous est pas donné de réfléchir.
Voilà bien ce que nous subissons au quotidien, impuissants.